Dernière modification le 21/02/2012 à 16h27

Décidément, le Wiltshire est un comté de haute magie. Les amoureux de BrocéliandeVoir page gagneront à traverser la Manche pour découvrir des merveilles : le cromlec'h d'AveburyVoir page et ses grands alignements,Voir page l'allée couverte de West Kennet,Cliquez sur > et la pyramide de Silbury.
"Silbury HillLisez Détail d'une centrale fulgurale est un tumulus de 40 mètres de haut, situé près d'Avebury, comté du Wiltshire, UK. Cette région est couverte de monuments néolithiques de toutes sortes, comprenant le hengeCe mot anglais se traduit parfois cromlec'h, cercle de pierres, ou enceinte mégalithique, mais la traduction reste approximative, pour la bonne raison que nous n'en avons pas de modèle chez nous. Lisez La centrale d'Avebury d'Avebury, deux alignements mégalithiques, le tumulus à chambres de West KennetWest Kennet Long Barrow ; lisez Loge d'éveil et, 30 km plus au sud, l'ensemble monumental de Stonehenge. Silbury Hill est le plus grand tumulus d'Europe. Il n'a jamais révélé de structure funéraire interneCe qui n'a rien d'étonnant, car ce tumulus n'est pas un tombeau. Lisez Le secret des grandes pierres malgré les recherches effectuées depuis le 18e siècle.

La base de la colline est circulaire, de 167 m de diamètre. Le sommet est aplani en une terrasse circulaire de 30 m de diamètre. Un petit tumulus a d'abord été construit, considérablement agrandi dans un deuxième temps. Les premières structures à la base de la colline sont parfaitement circulaires, et les mesures révèlent que le centre de la plate-forme supérieure et le centre de la base du cône que décrit la colline, ne sont désaxés que d'un mètre l'un par rapport à l'autre.

Composée principalement de craie extraite des alentours immédiats, la butte mesure 40 mètres de hauteur et couvre environ 2,2 hectares, révélant des connaissances techniques immenses, complétées par des compétences prolongées d'ingénierie en génie civil, d'organisation du travail et d'approvisionnement d'un chantier d'une ampleur exceptionnelle. Les archéologues estiment que Silbury Hill a été construit il y a environ 4750 ans et qu'il a fallu pour y parvenir 18 millions d'heures de travail.
Cela représente les efforts de 500 hommes durant 15 ans, pour déplacer et mettre en forme 248 000 mètres cubes de matériaux de remplissage venant compléter une colline naturelle." (source)Wikipedia
La date de construction estimée, 4750 ans, est sans doute trop récente. En comparant l'architecture particulière de ce monument à d'autres ouvrages remarquables du néolithique, on situerait plutôt l'érection de Silbury Hill aux alentours de -6000. Quant à la durée du chantier, elle est probablement surévaluée.
Le travail fut sans doute moins long, grâce à des techniques de construction oubliées, comme la gravitologie.Voir gravitologie Mais il dura tout de même plusieurs décennies, comme la construction d'une cathédrale médiévale.Lisez Le printemps des cathédrales "La première phase de la construction, datée au radiocarbone à -2750 ± 95, se composait d'une base de gravier avec une bordure de revêtement en poteaux et enrochements de sarsen. Des couches de blocage de craie furent disposées en alternance avec de la terre.
La seconde phase exigea davantage de craie pour la partie haute du monument, qui fut extraite d'un fossé situé autour de la structure." (source)Wikipedia En fait, il apparaîtra par la suite que ce fossé n'a pas seulement servi à prélever des matériaux de construction pour le tumulus. Il a été rempli d'eau par le détournement de la Kennet River,Lisez Détail d'une centrale fulgurale et servait à acheminer l'énergie VrilSilbury hill fonctionne comme une tour de Tesla. Cliquez sur + jusqu'aux cercles d'Avebury Henge.Lisez La centrale d'Avebury "Les premières fouilles véritables furent menées en 1776.
Une équipe de mineurs venus de Cornouailles, dirigés par le duc de Northumberland, fora un puits de haut en bas du tumulus. En 1849, un tunnel fut creusé par Dean John Merewether, à partir du bord vers le centre. D'autres fouilles ont été entreprises en 1867 et 1886, et William Flinders Petrie fit des recherches sur la colline après la Première Guerre mondiale. En 1968-1970, le professeur Richard Atkinson rouvrit le tunnel de 1849. La BBC a fait état de ses recherches.
Ses fouilles ont révélé les restes de fourmis ailées qui indiquent que la construction de Silbury Hill a commencé un mois d'août.Difficile d'en attester ! Les restes de fourmis, même trouvés sous un bloc de calcaire, n'offrant pas de garantie quand à l'époque de leur dépôt. Atkinson fit valoir que la colline a été construite par étapes, chaque niveau étant rempli avec de la craie compactée, puis érodée par le temps sur les flancs de la colline. D'autres ont identifié sur les pentes un chemin en spirale et ont avancé que la construction avait dû être progressive, le chemin de procession fournissant une route vers le sommet." (source)Wikipedia
Ce "chemin de procession" paraît bien mal nommé : selon nous, il n'y a jamais eu l'ombre d'une procession ou d'un rituel sur ce tumulus. En tout cas, jamais à l'époque où il fonctionnait. Pour les bâtisseurs, il ne s'agissait ni d'un lieu sacré, ni d'un édifice religieux, mais d'une tour de TeslaVoir cette page en cliquant sur + faisant office de capteur à foudre.Lisez La porte de la foudre Donc un endroit dangereux, signalé par des éclairs et une tête de mort, à la façon des transfos EdF. Le chemin circulaire a été tracé pour permettre l'accès à des techniciens et des ingénieurs.
Ils étaient chargé de régler et d'entretenir le pyramidion métallique qui surmontait le tumulus. Si les compartiments de sarsen emplis de craie faisaient office de pile électrique géante, pour maintenir un potentiel électrique élevé dans le tumulus, une antenne sommitale en métaux électro-conducteurs (cuivre, or, argent, etc…) était nécessaire pour capter la foudre, à l'instar du pyramidion métalliqueLisez Le mystère de la grande pyramide qui couronnait les pyramides. C'est du moins notre hypothèse, qui nous est venue en escaladant la colline.
"Silbury Hill a révélé peu d'objets préhistoriques : sa base n'a livré que de l'argile, du silex, du gazon, de la mousse, de la terre végétale, du gravier, des coquillages d'eau douce, du gui, du chêne, du noisetier, des pierres de sarsen, des os de bœufs, des dents et des bois de cervidés. Des éléments romains et médiévaux ont été trouvés sur et autour du site depuis le XIXe siècle et il semble que la colline ait été réoccupée par la suite par différentes populations." (source)english-heritage.org

On peut très bien imaginer que ces populations ignorantesComme nous-mêmes, qui avons bêtement escaladé ce tumulus dangereux ! Lisez Détail d'une centrale fulgurale aient organisé des processions ou même des enterrements à proximité, confondant, comme nos archéologues, tout lieu monumental avec une sépulture.

En mai 2000, après de fortes pluies, un effondrement du puits de mine de 1776 a formé un trou au sommet de la colline. L'English HeritageEquivalent britannique de notre Caisse des Monuments Historiques a mené des recherches sismiques afin d'évaluer les dommages causés par les fouilles antérieures et de déterminer la stabilité de la colline. Des réparations ont été entreprises, mais le site est resté fermé au public." (source)Wikipedia Et c'est une très bonne chose. On a vu plus hautLisez Détail d'une centrale fulgurale ce qui nous est arrivée, quand nous avons vouluy grimper.

"Les archéologues de l'English Heritage ont creusé deux autres petites tranchées dans le cadre des travaux de réparation et ont fait l'importante découverte d'un fragment de bois, le premier à garantir un contexte archéologique sur le site, qui a donné au radiocarbone une datation fiable de 2490-2340 av. J.-C., datant la deuxième phase du tumulus de la fin du Néolithique de manière convaincante. D'autres travaux récents ont mis l'accent sur le rôle du fossé environnant, qui n'a pas été une simple source de craie pour l'édification du tumulus, mais un espace rempli d'eau, volontairement aménagé pour isoler le monument du reste du monde." (source)Wikipedia

Le verbe isoler n'est pas approprié ; au sens électrique du terme, il est même un contresens absolu. L'eau n'est pas isolante, mais conductrice. L'eau du fossé relié au ruisseau Kennet River, servait à acheminer l'énergie fulgurale. Il n'y a pas non plus de sacré dans cette affaire : n'oublions pas que nous avons affaire ici à l'élément le plus dangereux d'une centrale électrique, l'équivalent du cœur d'un réacteur atomique. En beaucoup plus propre, cependant. Les dieux d'avantVoir page avaient beau être civilisés, ils nous ont laissé beaucoup moins de cochonneries que nous en laisserons aux générations futures.

"Le 11 mai 2007, Skanska, sous la direction de l'English Heritage, a commencé un vaste programme de stabilisation, de remplissage des tunnels et des puits avec des centaines de tonnes de craie. Dans le même temps, une nouvelle étude archéologique a été menée avec des équipements et des techniques modernes." (source)Wikipedia

Il n'empêche que les premières fouilles, tout comme ces remblayages récents, disqualifie à jamais cette magnifique structure dans son rôle d'antenne à foudre. Ces mêmes archéologues passent leur temps à se plaindre des sabotages et des ravages irrémédiables causés sur certains sites par des chercheurs de trésors. Que ne remettent-ils en question leurs propres méthodes, trop souvent marquées au coin des préjugés et de l'ignorance ? Comment les siècles futurs jugeront-ils ce vandalismeLisez Quatre pas dans l'avenir ?
