Dernière modification le 06/11/2011 à 21h59

Vers -3000,On dit aussi 3000 AEC, avant l'ère commune - ou encore 5000 BP, Before Present une large troupe a débarquéVoir Brave nouveau monde sur la côte africaine. Ils étaient noirs de peau, grands par la taille et la sagesse. Venant du continent frère, TaranaVoir page devenue l'Amérique,Voir page ils rentraient dans leur patrie d'Afrique avec un message de lumière.

Hélas, il y a lumière et lumière. Le siècle des Lumières, c'est celui où des négriers européens, arabes et noirs ressuscitent l'esclavage et font tourner le film à l'envers. La route transatlantique est réouverte, des milliers d'Africains sont embarqués de force pour les plantations du nouveau monde.L'Amérique est notre nouveau monde. Tandis que pour les Atlantes, le nouveau monde, c'était l'Europe. Lisez Brave nouveau monde. L'histoire remet le couvertL'histoire adore bégayer. Lisez La loi d'oubli après des millénaires. Le bois d'ébèneAinsi nommait-on les esclaves noirs. Voir page entassé dans les cales savait-il que 10.000 ans plus tôt, des guerriers noirs avaient fait la route inverse pour coloniser l'AmériqueVoir page?

Ils revenaient chez eux, en Afrique, après un long séjour en Amérique où ils étaient honorés comme des dieux.Lisez Grosses têtes olmèques Et dieux ils étaient, ces guerriers atlantes à la peau noire.Lisez Les deux races atlantes Ils appartenaient à l'élite planétaire d'avant le déluge. En Atlantide, ils étaient nobles. En Afrique, comme en Amérique, on les a pris pour des dieux.Ce sont eux qu'on retrouve dans le panthéon des seize dieux yorubas, comme on va le voir. En fait, ils étaient plutôt seize clans que seize personnes. Après la disparition de leur île-continent,Voir Ainsi périt l'Atlantide ils avaient développé une belle civilisation, celle des Chavins du PérouVoir Le christ des Atlantes et des OlmèquesVoir Les plumes du serpent du Mexique.
A présent, ils revenaient en Afrique pour développer sur cette côte de l'or une des plus florissantes colonies atlantes de ce côté de l'Atlantique, le pays Yorouba. Son influence civilisatrice va rayonner sur tout le continent, nouant des liens sacrés avec les Berbères du Maroc, les Touaregs du Sahara, les Dogons du Mali, les Peuls du Sénégal, les Masaïs du Soudan, les Nubiens de Haute-Egypte et même les lointains Zoulous d'Afrique du Sud ou les Bushmen du Kalahari.

Tous ces peuples se souviennent encore de ce glorieux passé, comme en atteste nombre de coutumes et de légendes évoquant les dieux anciens venus d'Orion, de Sirius ou des Pléiades. Il y a cent ans, un chercheur allemand a suivi la piste de l'Afrique atlante. Leo Frobenius,(1873-1939) explorateur et ethnologue allemand, spécialiste de la culture Yorouba, est l'auteur d'un livre incontournable et rare, "L'Atlantide, mythologie et culture", d'où sont tirées les citations qui suivent
Dans chaque vie, il y a ce moment où l'on trouve son fil sacré. Pour Frobenius, ce fut la rencontre d'un "Noir de la côte occidentale de l'Afrique" qui lui dit : "Dans mon pays, tout homme est, d'ancienneté, une grosse pierre." Brusquement converti, Frobenius a saisi son fil sacré qui l'a guidé à travers l'ancienne culture yoruba. Il a collectionné des faits, des fêtes et des fées. "Il ne m'a pas fallu moins de neuf à dix ans pour comprendre parfaitement cette phrase," devait-il avouer. (source)

"Chacun porte en lui, à son insu, la mémoire d'anciennes civilisations. De même, la pierre est un fragment de la mémoire du monde." (?)

Frobenius fait un rapprochement saisissant entre les Etrusques et les Yoroubas. Selon lui, l'Etrurie comme le pays Yorouba sont deux provinces d'une antique "civilisation atlantique"A laquelle appartient aussi le Royaume de Saba, l'actuelle Ethiopie. Cliquez sur + qu'il identifie avec l'Atlantide de Platon.Voir page Héritiers des Mégalithiques et des Atlantes, les Etrusques étaient installés en Italie du Nord avant les Romains. Le pays Yorouba, l'ancienne côte de l'or, correspond à l'actuelle Côte d'Ivoire, plus le Ghana, le Bénin, le Togo, le Niger, le Burkina et une partie du Mali.

Frobenius souligne que les deux pays, pourtant fort éloignés, partagent "cette idée fondamentale de la foudre jaillissant des seize régions du ciel." Il évoque "cette conception "fulgurale"Voir page que les Etrusques transmirent aux Romains." (source)Leo Frobenius, L'Atlantide Communs aux Etrusques et aux Yoroubas, les seize grands dieux dont les demeures se trouvent aux seize directions du ciel, d'où le partage des villes en seize quartiers reflétant les seize demeures célestes et la personnalité de leur seize occupants divins.

"Tout cela est la projection de seize figures archétypales : les seize figures de l'Oracle de Fa, lui-même issu de la très ancienne géomancie." (source)Bernard Maupoil, La géomancie à l'ancienne côte des esclaves, 1961 L'Oracle de Fa n'évoque pas la note de musique,Surtout le Fa dièse, qui est une note très singulière. Lisez La technologie des dieux mais la déesse Fa ou Ifa, une des seize divinités Yoroubas. Fa préside à la voyance et à la divination à travers un rituel qui se pratique encore. Les autres divinités Yoroubas rappellent les dieux grecs, étrusques ou aztèques : Ouranos est Obatalla, dieu du ciel ; Héphaïstos est Ogoun, dieu de la forge ; ZeusVoir page est Shango, dieu du Tonnerre et de la foudre, avec son destin singulier : Shango s'est pendu. Allons bon ! Les dieux yorubas ne sont pas immortels ?

En tout cas le dieu Shango s'est pendu avant de quitter ce plan pour vivre sa mort en bon esprit qu'il est. Où est le problème ? Les dieux sont décidément des hommes comme les autres. N'oublions pas que le pays yorouba connaît les loasEsprits possesseurs. Voir Zombis les envoûteurs et les zombisVoir page : ici s'origine le vaudou et la macumba. Ici chacun descend d'une des seize divinités, selon sa date de naissance. Toute sa vie, il rendra un culte à sa divinité tutélaire. Mais il n'y a ni castes ni système clanique, puisque les enfants d'une même famille peuvent être issu de divinités différentes.

Dans ce cas précis, la tradition n'est pas un obstacle social, mais un atout. Chacun peut enrichir ses proches de sa propre richesse intérieure, issu de sa tradition singulière. Eshou, Exoú,http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Eshu-statue.jpg est un autre esprit (Orisha) d'origine africaine, issu des traditions religieuse des Yoroubas. Il est l'orixá central du candomblé brésilien, que l'on retrouve dans le vaudou sous le nom de Papa Legba. Il est connu sous les noms de : Exou, Esou, Eshou, Bara, Legbá, Elegbara, Eleggoua, Alouvaiá, Bombo Njila, Pambou Njila.
On le retrouve au Bénin et dans l'ancien royaume du Dahomey dans les villes suivantes : Ondo, Ilesa, Ijebu, Abeokouta, Ekiti, Lagos. (source)Sur le blog passionnant alacantine

Les Etrusques, pour le peu qu'on en connaît, suivaient une religion similaire. Faut-il y voir une vraie tradition astrologique fondée sur seize signes au lieu de douze ? En tout cas, il s'agit assurément d'un souvenir d'Atlantide, mère patrie des Etrusques et des Yorubas.

Autre piste : les seize directions du ciel ne montreraient-elles pas que les dieux yoroubas sont venus de la mer ? S'il y a un endroit où il importe de diviser l'horizon en seize directions, c'est bien le vaste océan. De tous temps, les navigateurs ont fait figurer sur leurs cartes marines ce symbole de leur état, qui est aussi leur plus sûr allié sur le désert liquide, la rose des vents. On y retrouve les seize directions du ciel chères aux dieux yoroubas, qui étaient sans doute des marins du grand large pour qui l'orientation était vitale.
Des marins venus de l'autre rive de l'Atlantique, il y a 9000 ans. Voilà qui pourrait expliquer les nombreuses similitudes culturelles qu'on peut trouver entre les deux rives de l'Atlantique sud. D'autres auteurs ont souligné l'existence d'une vocation maritime en Afrique de l'Ouest pendant la protohistoire; il s'agit notamment de Harry Bourne,Il a montré que les anciens Yoroubas faisaient usage d'une forme simplifiée de rose des vents. Voir site qui cite aussi Paul Johnstone (Seacraft in Prehistory 1980) et McGrail (ib. & The Ancient Boats of Northwest Europe 1987).

Quant aux Etrusques, leur culte des seize directions, seize divinités accrédite aussi leur origine transatlantique, comme les Tuatha dé Danann.Voir cette page Des Etrusques, on ne sait pas grand-chose, sinon qu'ils ont été les initiateurs et les civilisateurs d'un peuple de guerriers qui deviendra le puissant Empire Romain. Et des Tuatha, on ne sait quasiment rien, sinon qu'ils ont joué le même rôle de formateurs auprès des Celtes. De miettes en miettes, un nouvel empire se reconstitue sur les ruines d'un autre temps.

A ceux qui se préoccupent d'identité nationale et qui voudraient restaurer dans le coeur de chaque Français la fierté d'hériter d'un passé glorieux, on peut suggérer cette piste : en réalisant la fusion des deux courants qui ont fait l'Europe, à savoir la tradition celte et la loi romaine, la France gallo-romaine illustre du même coup l'unification de deux traditions post-atlantes, celle des Tuatha et celle des Etrusques. À travers les Celtes et les Romains, la France est une lointaine héritière de l'Atlantide. Comme l'Afrique.Cliquez sur +
Et comme l'Amérique…Voir page Unies dans un nouveau commerce triangulaire. Pour le meilleur, cette fois-ci ?
