Dernière modification le 04/10/2011 à 14h20

Toutes les traditions anciennes font une place importante à ce thème : l'irruption soudaine d'un chaos cosmique. Il s'agit d'un dérèglement planétaire, des étoiles qui tombent, et les eaux qui sortent de leur lit. Si le phénomène décrit est toujours le même, les causes invoquées sont parfois très imagées.

Dans la mythologieLisez L'histoire d'avant l'histoire nordique, les dieux ont enchaîné le Loup Fenrir à l'axe du monde, le frêne Yggdrasil.Lisez "Maison d'arbre" en cliquant sur + Or Fenrir finit par rompre ses liens et s'enfuir : "Le Loup s'ébroua et le monde trembla. Le frêne Yggdrasil fut ébranlé, de ses racines à ses plus hautes branches. Les montagnes s'écroulèrent ou se fendirent de haut en bas… La terre commença à perdre sa forme. Bientôt les étoiles dérivèrent dans le ciel." (source)Graham Hancock, L'empreinte des dieux, Pygmalion, 1995 Quand l'axe du monde fut ébranlé, ce fut l'apocalypse.

Les mêmes légendes nordiques nous racontent comment les Ases, dieux du Walhalla,Qui ressemblent beaucoup aux dieux olympiens ! Lisez Le règne de Zeus volant au secours de l'ordre, prennent part à la dernière bataille des dieuxAvec des armes terrifiantes ! Lisez L'arsenal des dieux : "Il y a cinq cent quarante portes dans les murs du Walhalla ; huit cents combattants sortent de chacune des portes pour livrer bataille au Loup." (source)Graham Hancock, L'empreinte des dieux, Pygmalion, 1995 Ça en fait du monde pour un Loup ! En fait, le nombre total des combattants : 432 000,540 X 800 = 432 000 renvoie directement au phénomène de la précession,Plus d'infos dans l'article "Le plan de l'écliptique" comme l'a montré Graham Hancock
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J. Sellerscité par Graham Hancock, op. cit. p.254 a décelé la présence de la plupart de ces chiffres précessionnels dans le mythe d'Osiris. A sa suite, Graham Hancock énumère des traditions de plusieurs continents contenant également ces chiffres, et toujours en liaison avec un choc planétaire, suivi d'un déluge. La répétition de ces chiffres ne peut pas être le fruit du hasard. A travers ces différents mythes, les anciens dieux ont voulu nous transmettre un message codéLisez Le testament des dieux qu'il nous appartient de déchiffrer. Un jeu dont l'enjeu est la survie de l'espèce.
"Parmi la multitude de dieux adorés par les Mayas, il y en avait quatre qu'ils appelaient Bacab.A rapprocher des Balam Acab, les Jaguars de la Nuit Il s'agissait, disent-ils de quatre frères postés par Dieu, quand il créa le monde, à ses quatre coins pour soutenir les cieux et les empêcher de tomber. Ils disent aussi que ces Bacabs s'enfuirent quand le monde fut détruit par un déluge."(source)D. de Landa, Yucatan before and after the Conquest, Mexico, 1990, cité par Graham Hancock, op.cit. Or Graham Hancock ajoute que des bas-reliefs à Chichen-Itza représentent indubitablement les Bacabs sous les traits d'hommes barbus, de type européen.Lisez Les deux races atlantes
Le mythe des Bacabs nous raconte la même histoire que le mythe du loup Fenrir, ou que celui d'Atlas. Quelle histoire ? Jadis, les Atlantes avaient redressé l'axe terrestre,Lisez Le mythe d'Atlas pour qu'il coïncide avec l'axe céleste. C'était le temps de l'ordre. Sous nos latitudes, la ronde des saisons laissa place à un éternel printemps. Ce fut un règne d'abondance et de perfection qui laissa le souvenir d'un âge d'or.Lisez L'âge d'or Cet âge d'or est présent dans toutes les traditions planétaires, ainsi que l'effroyable chute qui en a précipité la fin.

Durant l'âge d'or, l'ordre céleste régnait si bien que l'ellipse décrite par la terre autour du soleil y gagna en régularité, perdant son excentricité habituelle. L'année durait alors trois cent soixante jours, elle était partagée en douze mois de trente jours, exacte réplique de la Grande Année. Les légendes planétaires nous parlent de cette époque comme l'âge où les dieux vivaient parmi les hommes. Les Sumériens se souviennent d'une ère d'abondance, le jardin d'EdenVoir Le mythe d'Eden de la Bible.
Mais quelque chose, un choc astral sans doute,Lisez Mondes en collision dérégla la mécanique céleste et mit en fuite les Bacabs, alors le Loup dévia l'axe du monde, le frêne Yggdrasil. La conséquence fut un déséquilibre de la terre, qui fit alors un 180°, la grande bascule instantanée, l'hémisphère nord devenant l'hémisphère sud et vice-versa.
C'est pourquoi la terre parut se mettre à tourner dans l'autre sens, et aussi pourquoi le soleil se leva désormais à l'est, comme le dit Ovide dans sa description du mythe de Phaéton.Lisez Phaéton, fils du Soleil

A cette occasion, la position des pôles changea brusquement, comme nous le verrons plus loin.Pour le lecteur pressé, un raccourci vers Pôles positions Mais surtout, l'axe de rotation terrestre prit l'inclinaison sur l'écliptiquePlus d'infos dans l'article Super plan que nous lui connaissons, déclenchant le phénomène de précession tel que nous le connaissons. Rappelons que ce phénomène n'existait pas durant l'âge d'or : la terre orthoaxée ne pouvait connaître la précession, qui apparut au déluge, quand l'axe terrestre reprit son inclinaison.
Une autre conséquence directe fut l'allongement de l'année, car l'ellipse "vagabonde" de la terre désaxée lui fit perdre cinq jours dans sa révolution annuelle autour du soleil. L'année standard se mit donc à faire trois cent soixante cinq jours, au lieu de trois cent soixante. La mythologie égyptienne est éloquente sur le sujet : "Alors le dieu Thoth joua aux dés avec la lune et gagna cinq jours entiers qu'il ajouta aux trois cent soixante jours qui composaient alors l'année." (source)

La précession des équinoxes, dûe d'abord à l'inclinaison de l'axe de rotation de la terre, est donc une conséquence directe du cataclysme cosmiqueLisez Le grand cataclysme qui causa aussi le déluge. En outre, de nombreux auteurs ont noté que les chiffres précessionnels ou les allusions à la précession sont toujours associés au déluge. L'ensemble de ces réflexions montre que la précession est apparue suite au cataclysme qui a incliné l'axe terrestre. Nous n'en apportons pas la preuve, mais tous les éléments d'une forte présomption.
Pour bien fixer les idées du lecteur, on notera que le chaos cosmique semble avoir été le lot de notre planète jusqu'à la première intervention divine, celle d'Atlas ou des Bacab ou du frêne Yggdrasil, qui consista à redresser l'axe terrestre. Cet exploit ahurissant, même pour notre technologie actuelle, n'a pas pu être attribué à des hommes ordinaires, mais à des surhommes aux pouvoirs inouïs et à la science écrasante. Au fil du temps, ces surhommes d'avantVoir page ont été pris pour des dieux, puis pour Dieu.

Mais leur sublime réalisation, le redressement de l'axe terrestre créateur de l'ordre cosmique, ne pouvait durer. Un météorite ou une comète a déréglé la mécanique bien huilée par les Atlantes, peuple d'Atlas. L'ordre s'efface au profit du chaos. L'âge d'or s'achève. Et c'est la chute. On le voit, toutes ces antiques légendes se conjuguent à merveille. Le corpus mythologique planétaire représente un leg précieux : comme Eliade, j'y vois l'histoire d'avant l'histoire.

Les mythes sont le testament des dieux d'avantVoir page qui n'étaient que des hommes, mortels donc, et comme nous sujets aux erreurs et au doute.
