Dernière modification le 05/09/2010 à 17h13

A chaque époque, des sans-scrupules viennent annoncer la fin des âges. C'est un bon fond de commerce, car nous adorons les flips, et dans leur top-ten, la fin du monde tient toujours la meilleure place. Quand ces crétins malfaisants arrêteront-ils de nous faire schmirD'origine incertaine, ce curieux mot, favori de Maman, signifierait "déféquer" ? Dès qu'on arrêtera d'y croire.
Les changements d'âges sont marqués par des cataclysmes,Voir Le grand cataclysme mais le changement de cycle implique la quasi-destruction de l'humanité. Quasi mais pas totale. A travers toutes les catastrophes que notre espèce a essuyé, elle a résisté. Comment se fait-il que tant d'espèces aient disparu tandis que la nôtre, soumise aux mêmes aléas, tient toujours la route ? S'appuyant sur des sources cachées, la tradition ésotérique affirme que l'humanité ne peut se réduire sous un seuil incompressible de 8%.
Sans lien apparent, les épidémiologistes savent que les pires pandémies sont sans effet sur un certain nombre de personnes : 8% aussi. Tout se passe comme si nous étions protégés.Voir l'histoire de Noé Tout se passe comme si des êtres bienveillantsLes Watchmen ? Voir Veilleurs d'étoiles ne nous quittaient pas des yeux. Une fois la terre s'ouvre, une autre fois la mer l'engloutit, puis c'est la glace, puis le feu, et l'Homme, malgré les millions de morts, va toujours son chemin. Le scénario des catastrophes planétaires est bien rôdé. Il paraît immuable.
Les survivants, après un retour à la barbarie,Voir L'effet Mad Max jouissent d'une embellie qui les hisse sur le podium d'un nouvel âge d'or. Et puis le long déclin recommence, argent, bronze et fer à nouveau. On retrouve ici, très nette, la symbolique de la frise grecque.Voir La loi d'oubli Et la séquence individuelle se retrouve au plan collectif. La nouvelle humanité qui émerge n'a que peu de souvenirs de celle d'avant. D'âge en âge, il faut tout recommencer. Qui nous dit que l'affaire s'arrêtera un jour ?
"Peut-être y a-t-il eu plusieurs big bangs à l'origine de divers univers. Ainsi l'histoire ne débuterait-elle plus par l'habituel "Au commencement" mais par le plus modeste "A un commencement", traduction tout aussi exacte du mot "Bereshit" sur lequel s'ouvre la Bible. Ou bien pourrions-nous simplement dire "A notre commencement"." (source) Nous ne sommes qu'une des multiples humanités qui se sont succédées depuis l'aube du monde. Chacune a eu sa chance, sa grandeur et sa fin.
La fin des âges, mais encore ? De quels âges s'agit-il ? Sur ce point, différentes traditions s'affrontent, chacune avec sa vision.Voir 21 décembre 2012 et aussi L'étoile bleue Kachina Toutes les visions se valent, mais la plupart des dates sont fausses.Voir L'excès rationaliste Le meilleur voyantVoir Edgar Cayce, le prophète endormi ne peut être sûr d'aucune date, c'est la glorieuse incertitude du voir.Lire Castaneda le Nagual Aux oiseaux de mauvais augures qui annoncent la fin des temps, nous répondrons que c'est juste la fin d'une mi-temps.

La vie des humanités ressemble à chacune de nos vies, de l'âge d'or de l'enfance à l'âge de fer de la vieillesse… Comme la vie des civilisations, notre vie personnelle n'est pas l'histoire d'un progrès, mais d'un déclin.Voir Théorie du déclin Celui-ci a passé sa vie à tenter de retrouver le paradis perdu de l'enfance. Tout ce qui l'attend, en fait de retour à l'innocence, c'est le gâtisme du vieillard. Et il n'est pas le seul. On vit les mêmes cycles que sa société. Jusqu'à l'accélération du temps,Voir eden 2 : le retour commune aux vieilles civilisations et aux vieux individus.

Comment avons-nous pu gober le mythe du progrès ? L'un après l'autre, nous vieillissons, dès le biberon la tombe est prête ; ce ne sont pas des idées noires,Voir Idées noires mais la plus banale réalité : nul ne sait ni le jour ni l'heure. Mais la mort gêne. On la cache par tous les moyens. Les vieillards sont enfermés loin des centres-villes. Les catafalques ont disparu des portes cochères, le noir n'est plus qu'une couleur chic. La mort se cache sous des pseudos. En Bretagne, les veuves noiresElles pleuraient leurs maris perdus en mer, dont le corps n'avait jamais été retrouvé ne cheminent plus au soir tombant sur le chemins des douaniers.
Naguère, les corbillards étaient noirs. Ils sont devenus violets métallisées. Bientôt on y mettra des magnets gothiques, en attendant les couleurs vives. La mort fait-elle peur ? De quoi ? Peur de la souffrance éventuelle, oui, ça peut se comprendre. Mais peur de la mort ?! S'il n'y a plus rien, bon débarras. Et si l'aventure continue, c'est tout bénef, oui ou non ? La camarde peut venir tantôt, sois prêt. Vis ta vie sans attendre, ta loi c'est toi, fais ton choix, fonce, et surtout ne te retourne pas.
Quand on quitte ce plan, quand la mort nous prend, où qu'on aille,Voir Le Vivant on y va. Comme Mitterrand,le Grand, pas le grandiloquent ! on peut croire à la survie de l'esprit. Comme les anciens, on peut être certain qu'on revient. Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, oui nous nous reverrons", c'est la promesse de Merlin.Voir Merlin le visiteur On s'est déjà connus si souvent ! Défilent nos vies à la volée comme les étoiles vues d'un vaisseau ultralum. L'univers est si petit, l'infini tient dans la main, l'éternité s'ouvre à chaque instant.

Dépêchez-vous, mangez sur l'herbe,
un de ces jours, l'herbe mangera sur vous.