Dernière modification le 07/02/2010 à 21h14

Vers -8000,On dit aussi 8000 BP, Before Present une autre large troupe a débarquéVoir Brave nouveau monde sur la côte africaine. Ils étaient noirs de peau, grands par la taille et la sagesse. Exilés d'Amérique, ils revenaient dans leur lointaine patrie apporter la lumière.

Il y a lumière et lumière. Le siècle des Lumières, c'est celui où des négriers européens, arabes et noirs ressuscitent l'esclavage et font tourner le film à l'envers. La route transatlantique est réouverte, des milliers d'Africains sont embarqués de force pour les plantations du nouveau monde.L'Amérique est notre nouveau monde. Tandis que pour les Atlantes, le nouveau monde, c'était l'Europe. Lisez Brave nouveau monde. L'histoire remet le couvertL'histoire adore bégayer. Lisez La loi d'oubli après des millénaires. Comme dit Bourgeon, le bois d'ébèneAinsi nommait-on les esclaves noirs. entassé dans les cales ignorait que 10.000 ans plus tôt, des guerriers noirs avaient fait la route inverse.
Ils revenaient chez eux, en Afrique, après un long séjour en Amérique où ils étaient honorés comme des dieux.Lisez Grosses têtes olmèques Et dieux ils étaient, ces guerriers atlantes à la peau noire.Lisez Les deux races atlantes Ils appartenaient à l'élite planétaire d'avant le déluge. En Atlantide, ils étaient nobles. En Afrique, comme en Amérique, on les a pris pour des dieux.Ce sont eux qu'on retrouve dans le panthéon des seize dieux yorubas, comme on va le voir. En fait, ils étaient plutôt seize clans que seize personnes. Après la disparition de leur île-continent,Voir Ainsi périt l'Atlantide ils avaient développé une belle civilisation, celle des Chavins du PérouVoir Le christ des Atlantes et des OlmèquesVoir Les plumes du serpent du Mexique.
A présent, ils revenaient en Afrique pour développer sur cette côte de l'or une des plus florissantes colonies atlantes de ce côté de l'Atlantique, le pays Yoruba. Son influence civilisatrice va rayonner sur tout le continent, nouant des liens sacrés avec les Berbères du Maroc, les Touaregs du Sahara, les Dogons du Mali, les Peuls du Sénégal, les Masaïs du Soudan, les Nubiens de Haute-Egypte et même les lointains Zoulous d'Afrique du Sud ou les Bushmen du Kalahari.

Tous ces peuples se souviennent encore de ce glorieux passé, comme en atteste nombre de coutumes et de légendes évoquant les dieux anciens venus d'Orion, de Sirius ou des Pléiades.
Dans chaque vie, il y a ce moment où l'on trouve son fil sacré. Pour Frobenius,Leo Frobenius (1873-1939), explorateur et ethnologue allemand, spécialiste de la culture Yoruba, auteur de "L'Atlantide, mythologie et culture" d'où sont tirées les citations qui suivent ce fut la rencontre d'un "Noir de la côte occidentale de l'Afrique" qui lui dit : "Dans mon pays, tout homme est, d'ancienneté, une grosse pierre." Brusquement converti, Frobenius a saisi son fil sacré qui l'a guidé à travers l'ancienne culture yoruba. Il a collectionné des faits, des fêtes et des fées. "Il ne m'a pas fallu moins de neuf à dix ans pour comprendre parfaitement cette phrase," devait-il avouer. (source)

"Tout homme porte en lui, inconsciemment, la mémoire d'anciennes civilisations. De même, le rocher est-il un fragment de la mémoire du monde." (source)

Léo Frobenius a fait un rapprochement saisissant entre les Etrusques et les Yorubas. Selon lui, l'Etrurie comme le pays Yoruba sont deux provinces d'une très antique "civilisation atlantique" qu'il identifie avec l'Atlantide de Platon. Les Etrusques, peuple peu connu, héritier direct des Mégalithiques et des Atlantes, étaient installés en Italie du Nord avant l'arrivée des Romains. Le pays Yoruba, l'ancienne côte de l'or, correspond à l'actuelle Côte d'Ivoire, plus le Ghana, le Bénin, le Togo, le Niger, le Burkina et une partie du Mali.

Frobenius souligne que les deux pays, pourtant fort éloignés, partagent "cette idée fondamentale de la foudre jaillissant des seize régions du ciel." Il évoque "cette conception "fulgurale" que les Etrusques transmirent aux Romains." (source)Leo Frobenius, L'Atlantide Communs aux Etrusques et aux Yorubas, les seize grands dieux dont les demeures se trouvent aux seize directions du ciel, d'où le partage des villes en seize quartiers reflétant les seize demeures célestes et la personnalité de leur seize occupants divins.
"Tout cela est la projection de seize figures archétypales : les seize figures de l'Oracle de Fa, lui-même issu de la très ancienne géomancie." (source)Bernard Maupoil, La géomancie à l'ancienne côte des esclaves, 1961 L'Oracle de Fa n'évoque pas la note de musique,Surtout le Fa dièse, qui est une note très singulière. Lisez La technologie des dieux mais la déesse Fa ou Ifa, une des seize divinités de Yorubas. Fa préside à la voyance et à la divination à travers un rituel qui se pratique encore. Les autres divinités des yorubas rappellent les dieux grecs, étrusques ou aztèques : Ouranos est Obatalla, dieu du ciel ; Héphaïstos est Ogoun, dieu de la forge ; Zeus est Shango, dieu du Tonnerre et de la foudre, avec son destin singulier : Shango s'est pendu. Les dieux yorubas ne sont pas immortels ?

Le dieu Shango s'est pendu, ensuite il a quitté ce plan pour vivre sa mort, en bon esprit qu'il est. Où est le problème ? Les dieux sont des hommes comme les autres. N'oublions pas que le pays yoruba connaît les loasEsprits possesseurs les envoûteurs et les zombisMorts-vivants : ici s'origine le vaudou et la macumba. Ici chacun descend d'une des seize divinités, selon sa date de naissance. Toute sa vie, il rendra un culte à sa divinité tutélaire. Mais il n'y a ni castes ni système clanique, puisque les enfants d'une même famille peuvent être issu de divinités différentes.

Dans ce cas précis, la tradition n'est pas un obstacle social, mais un atout. Chacun peut enrichir ses proches de sa propre richesse intérieure, issu de sa tradition propre. Les Etrusques, pour le peu qu'on en connaît, suivaient une religion semblable. Faut-il voir une vraie religion astrologique fondée sur seize signes au lieu de douze ? En tout cas, il s'agit assurément d'un souvenir d'Atlantide, mère patrie des Etrusques et des Yorubas.

Autre piste : les seize directions du ciel ne montreraient-elles pas que les dieux yorubas sont venus de la mer ? S'il y a un endroit où il importe de diviser l'horizon en seize directions, c'est bien le vaste océan. De tous temps, les navigateurs ont fait figurer sur leurs cartes marines ce symbole de leur état, qui est aussi leur plus sûr allié sur le désert liquide, la rose des vents. On y retrouve les seize directions du ciel chères aux dieux yorubas, qui étaient sans doute des marins du grand large pour qui l'orientation était vitale. Des marins venus de l'autre rive de l'Atlantique, il y a 9000 ans.

Quant aux Etrusques, leur culte des seize directions, seize divinités accrédite aussi leur origine transatlantique, comme les Tuatha dé Danann.Voir Tuatha dé Danann Des Etrusques, on ne sait pas grand-chose, sinon qu'ils ont été les initiateurs et les civilisateurs d'un peuple de guerriers qui deviendra le puissant Empire Romain. Et des Tuatha, on ne sait quasiment rien, sinon qu'ils ont joué le même rôle de formateurs auprès des Celtes. De miettes en miettes, un nouvel empire se constitue sur les ruines d'un autre temps.

A ceux qui se préoccupent d'identité nationale et qui voudraient restaurer dans le coeur de chaque Français la fierté d'hériter d'un passé glorieux, on peut suggérer cette piste : en réalisant la fusion des deux courants qui ont fait l'Europe, à savoir la tradition celte et la loi romaine, la France gallo-romaine illustre du même coup l'unification de deux traditions post-atlantes, celle des Tuathas et celle des Etrusques. À travers les Celtes et les Romains, la France est une lointaine héritière de l'Atlantide. Comme l'Afrique. Comme l'Amérique… Unies dans un nouveau commerce triangulaire. Pour le meilleur, cette fois-ci ?