Mystérieuse Mu

Dernière modification le 02/02/2010 à 23h32

Les vestiges cyclopéens de Yonaguni (Japon) seraient peut-être les premières traces crédibles de Mu, le mystérieux continent disparu des Naacals.

 

Longtemps avant l'AtlantideVoir Le mythe d'Atlantide et l'Empire de Rama,Voir Rama airlines une civilisation plus mythique encore s'est endormie sous les eaux du Pacifique : c'est Mu, le continent perdu, le fabuleux Empire des Naacals qui semble traverser soudain le mur du temps.

A la vitesse à laquelle fond l'inlandsis du Groënland, les vestiges de Thulé vont bientôt émerger sous la glace. En orangé, les glaces fondues en 2002.Comme l'île d'Atlantide, Mu a connu toutes les localisations. Certains auteurs anciens la confondent  avec la Lémurie, qui gît dans l'Océan indien. D'autres la prennent pour Thulé, la mythique patrie des Hyperboréens, quelque part du côté du Groënland, si ce n'est pas le Groënland lui-même. De nos jours, cette île très vaste est toute couverte d'une épaisse calotte glaciaire, l'inlandsis. Mais il n'en a pas toujours été ainsi ; il fut un temps où le Groënland était verdoyant, comme son nom l'indique :  terre verte.Voir Cùchulainn d'Ulster 

 

Colonel James Churchward, chercheur et visionnaireMais depuis Churchward, on incline à  situer Mu dans l'océan Pacifique. "James ChurchwardColonel, 1852 - 1936 était un écrivain britannique spécialisé dans les livres occultes. En 1926, il publie Mu, le continent perdu, dans lequel il affirme qu'un continent, Mu, est englouti dans l'océan Pacifique. L'ouvrage sera suivi de plusieurs autres sur le même thème. Churchward affirmait qu'un prêtre indien l'avait instruit dans l'art de déchiffrer les textes de cette civilisation disparue, celle du peuple Naacal.

 

Que reste-t-ils des puissants Naacals ? Une source lumineuse, sous un atoll du Pacifique ? Même pas sûr…Au départ, le prêtre lui aurait parlé de tablettes, mais sans lui en montrer une. Churchward serait parvenu à l'amadouer et le prêtre lui aurait montré ces tablettes, écrites par les Naacals eux-mêmes. Selon lui, les tablettes, incomplètes, faisaient partie d'un texte plus grand. Cependant, il disait avoir des preuves et que d'autres infos étaient enfouies dans les archives d'autres peuples anciens. Mu s'étendait du nord des îles Hawaii jusqu'à l'île de Pâques et à l'archipel des Fidji.

 

Carte de Mu selon James Churchward

 

Table d'équivalence des alphabets maya, mu et egyptien par ChurchwardIl affirmait que Mu était le Jardin d'Eden, habité par 64 millions de Naacals.C'est la population française actuelle. Un chiffre énorme pour l'époque. D'autres terres étaient alors des colonies de l'empire Naacal. Cette civilisation aurait atteint son apogée en 50.000 BPBefore Present, c.a.d. en -48.000 avec une technologie plus sophistiquée que la nôtreCe texte date d'il y a un siècle et des colonies sur les restes desquelles seraient bâties les anciennes civilisations indienne, babylonnienne, égyptienne, perse et maya." (source)Wikipedia Que son grade de colonel ne vous abuse pas, Churchward était avant tout un Rêveur de réalité.

 

Malheureusement pour Churchward, les véritables caractères mayas ne ressemblent guère à ceux qu'il a dessinésSes descriptions inspirées de la civilisation de Mu ont frappé plusieurs générations de lecteurs, étonnés d'y reconnaître la marque d'un vrai visionnaire. Churchward nous conte par le menu l'histoire de Mu, les moeurs de ses habitants, et l'énorme influence que cet empire colonialiste allait exercer sur les civilisations à venir. La même question s'est posée, dans l'océan atlantique, pour un certain nombre de civilisations sans passé,Voir Civilisations orphelines qui apparaissent déjà très évoluées,Voir Close et achevée développées, voire raffinées, sans qu'on puisse dire comment elles ont appris tout ça.

 

Facile de faire une erreur de traduction dans ces codex mayas. Mais l'erreur est-elle avérée ?Ses détracteurs soulignent le côté fantaisiste de ses recherches, et font remarquer que son inspirateur, Auguste LePlongeon, n'était qu'un mayaniste de second ordre.Quelque soit son domaine de recherche, un "scientifique de second ordre" est un scientifique qui dénonce les a-priori imposés par sa hiérarchie. Voir Ruine de l'âme Il aurait fait une erreur en traduisant le Codex Troano, et c'est sur cette base fausse que Churchward se serait lancé dans sa quête. "Vers la même époque, BourbourgCharles Étienne Brasseur de Bourbourg (1814-1874) ecclésiastique et historien français a prétendu avoir découvert le nom de Mu dans les anciens codex mayas, dont l'écriture était encore demeurée indéchiffrée.

 

Ses travaux d'historien sont maintenant jugés fantaisistes."(source)Wikipédia

 

Maquette du monument sous-marin de Yonaguni.


Un des ombreux escaliers géants de la citadelle immergée à Yonaguni, Japon.
Ces divers bémols ne comptent pas. Dans un lieu de conscienceLe concept est de Castaneda que les gens trop raisonnablesVoir L'excès rationaliste  ne visitent jamais, d'autres puisent à pleins seaux l'eau de vérité. Ce lieu intérieur porte de nombreux noms,Comme Les Annales Akashiques sans importance. Les poètes inspirés le prennent pour muse, les auteurs occultes y boivent à longs traits les lumineuses images dont ils nous régalent. La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde. Le monde est ce que notre oeil le fait.Voir "Voyage en alpha" en cliquant sur la touche + Mais trop d'archéologues coincés préfèrent ricaner en dénonçant une erreur de trado.

 

Maquette du monument sous-marin de Yonaguni.

 

Le site de Yonaguni, en peu de temps, est devenu une attraction pour les plongeurs du monde entier. A quand un Club Med sur l'île ?On se réjouit d'autant plus de voir les faits étayer l'hypothèse visionnaire du colonel Churchward : une importante découverte archéologique sous-marine relance sérieusement la réalité de Mu. Près de l'île japonaise de Yonaguni, des plongeurs ont découvert une pyramide singulière, qui a tout l'air d'un artefact.  Longue de 200 m et haute de 30 m, composée de gigantesques blocs de pierre aux angles parfaitements droits, l'imposante construction rectiligne affecte plus ou moins la forme d'une ziggourat de Babylone.

 

Cet escalier encaissé semble bien démontrer que la ziggourat de Yonaguni n'est pas une structure naturelle.Avec sa silhouette massive et ses proportions imposantes, on la dirait bâtie par des hommes beaucoup plus grands et plus forts que nous. "Cet objet n'a définitivement pas été fabriqué par la nature", a déclaré le prof Masaki Kimura géologue à l'Université d'Okinawa, premier scientifique à examiner le site. La découverte d’autres tertres sous-marins, plus petits, dans les environs de Yonaguni, apporte une confirmation quant à l'origine artificielle de cette structure.

 

Yonaguni/Mu : ici, une sorte d'estrade, peut-être l'emplacement d'un trône ou d'un autel ?Reste une énigme horripilante pour les archéologues : les premières traces de civilisation au Japon remontent à  11.000 BPBefore Present. Cette date est grosso modo la même que celle de la ziggourat ; il s'agit d'une civilisation de chasseurs-cueilleurs, capables de tailler des pointes de flèches, mais pas des blocs cyclopéens. Depuis plus de vingt ans, un passionnant débat oppose les géologues aux archéologues qui s'accrochent bec et ongles à une vision simiesqueOn dit plutôt évolutionniste… Mais eden-saga est un ouvreur de voies qui n'a pas vocation au politiquement correct. Lisez Dépasser Darwin de nos origines, ough, ough, gourdin sur la gueule, et slip en peau de zébu. 

 

Yonaguni/Mu : malgré leur arrondi, ces formes montrent la trace d'un travail humain."Il n’y a rien dans les archives archéologiques qui permettent de penser à la présence à cette époque d’une culture assez avancée pour bâtir une structure telle qu’une ziggourat." déclarent les archéologues en se drapant dans leur dignité offensée, une fois de plus,Lisez Quatre pas dans l'avenir par un géologue. Le géologue Masaki Kimura n'a pas fini de faire bisquer les archéologues en piétinant leur pré carré : il est aussi le découvreur d'une curieuse pierre gravée, datée d'au moins 10.000 ans, qui présente des similitudes frappantes avec les tablettes de Churchward.

 

La pierre gravée du prof Kimura présente des symboles reconnaissables. Viendrait-elle de l'antique Mu ?

 

On y distingue un engin spatialAu bout de la flèche de type OVNI, des spirales, une silhouette humaine filiforme et ce qui semble être des caractères, une écriture, d'après le prof Kimura. L'écriture de Mu ? Mais alors, Churward avait vu juste ? C'en a tout l'air.

 

Maquette du monument sous-marin de Yonaguni.

 

Cette pierre singulière, sur le site de Yonaguni, intrigue les plongeurs. Est-ce une borne sculptée ? Les restes d'une statue ? Une poterne ? Une pierre de sacrifice ? Toutes les conjectures sont ouvertes.Le même prof Kimura a daté les vestiges de Yonaguni. La structure sous-marine date d'au moins huit mille ans, mais elle pourrait même être antérieure : -12.000 selon Hancock. L'apparition de la civilisation de Mu, selon Churchward, remonterait à -60.000. Et sa destruction aurait eu lieu vers -25.000. Suivant le sort que connaîtrait plus tard l'Atlantide, Mu a été engloutie par une catastrophe de grande ampleur, comme notre planète en a connu tant et tant dans le dernier million d'années.

 

"Comme la venue des cycles était connue avec précision, les hommes avaient la chance de se préparer et, durant ces périodes extrêmes, tous les sommets du monde devenaient des refuges de la dernière chance.

 

Au pied du mur, on juge les plongeurs ! Ruines submergées au large de Yonaguni, au sud du Japon. Les hauts plateaux entourés de montagnes étaient privilégiés pour le refuge qu'ils offraient. Cinq endroits sont à signaler pour avoir été  des "arches" servant de refuge aux excès climatiques. Le nord du plateau himalayen mit au monde la race turanienne, elle-même enfantant la race mongole ; la partie sud du même plateau donna jour à la race indienne. Le plateau iranien donna naissance aux races akkadienne,Les Sumériens, les Mésopotamiens sémitiqueLes Juifs, les Arabes et égyptienne qui occupèrent le pourtour de la Méditerranée.

 

Non loin du site sous-marin se dresse nt les falaise de l'île de Yonaguni, au sud de l'archipel japonais. Le plateau abyssinien donna naissance à la race rmoahal, ancêtre de la race noire. La société des Rmoahal se développa et finit par occuper presque toute l'Afrique dans ce qui fut appelé le grand Royaume de Nyumbani.Ce même royaume allait enfanter des guerriers qui donneraient naissance à la civilisation yoruba. Lisez L'empire en miettes Le plateau mexicain donna la race toltèque, qui ne tarda pas à dominer les Amériques. Le plateau péruvien donna les Tlavatis qui peuplèrent toute la côte ouest des Amériques et furent par la suite dominés par les Toltèques. C'est ainsi qu'à l'aube d'un nouvel  âge d'or, il y a de cela 25.000 ansNon, plutôt 27.000, si ça date de -25.000 tous ces hommes, des géants de plus de trois mètres de haut à la carrure de taureau, furent le noyau de départ des générations futures.

Le monument de Yonaguni, Japon. Ces pierres taillées, la forme de cette poterne évoque Cuzco ou Machu-Picchu, à l'autre bout du mondeLes 13.000 années qui suivirent virent le développement de sociétés nouvelles dont les avancées scientifiques et culturelles furent et sont encore inimitées. Des prouesses telles qu'elles furent à l'origine de la création des dieux humains dans l'histoire.Ou plutôt dans la mythologie, mais quelle importance ? Lisez L'histoire d'avant l'histoire ?" (source)Pierre de Châtillon, Bouleversements climatiques, 2007
Encore autant d'énigmes que ces peuples inconnus, livrés tout crus en pâture à nos imaginations gourmandes. L'auteur, un visionnaire allumé, ne cite pas toujours ses sources, mais il nous ouvre bien des portes.

Un dernier regard sur cet imposant mausolée, la ziggourat de Yonaguni, peut-être un poste avancé de l'enpire disparu des Naacals, la mystérieuse Mu

 

Pour eden-saga, un dossier n'est jamais classé. A suivre, donc.